| Vous trouverez ci-dessous le texte de l'hommage rendu à Claude Loriod lors de ses obsèques le 28 janvier 2012
"Parmi les multiples passions de Claude, parmi ses multiples familles, il y avait celle du rugby. Cette famille, il en a forgé l’histoire depuis les années 70, quand il a pris en main avec bonheur les destinées de l’ASMB rugby, jusqu’à nos jours, où il faisait partie du comité directeur de l’EMBAR, un club qu’il a contribué à créer.
Lorsque la terrible nouvelle est tombée jeudi matin, des dizaines de messages ont afflué sur les différents réseaux sociaux qui animent le rugby local.
Ces messages nous font prendre conscience que par delà les générations, au fil de ses engagements, Il avait su se faire connaître, aimer, et même admirer de tous.
Ces messages sont avant tout des messages de soutien à l’intention de Denise, dont l’engagement est indissociable de celui de Claude pour notre sport. De Bertrand et de Thierry, ses fils, qui l’ont accompagné sur et autour des terrains. Et de ses petits enfants, dont il nous parlait si souvent que nous avons tous un peu l’impression de les connaître
Mais ils dessinent aussi une personnalité d’exception.
Dans ces messages il est souvent question de son élégance naturelle et de son charisme.
Il y est question des liens très étroits qu’il avait su nouer avec chacun… De l’intérêt sincère qu’il portait à tous, par delà la barrière de l’âge et de la fonction. Il connaissait mieux que quiconque joueurs, dirigeants, ou simples bénévoles des différents clubs auxquels il a collaboré
On y évoque son sourire immuable, et le sens de l’humour qui ne le quittait jamais, y compris dans les circonstances les plus défavorables.
On y rappelle cette qualité rare qui lui permettait de conjuguer la passion, l’engagement, avec la distance et la tolérance.
Et surtout on y dit l’admiration qu’il a suscitée par son courage face à la maladie. Le souvenir qui restera gravé dans toutes les mémoires, et qui restera pour beaucoup le dernier, remonte à 3 semaines à peine : Sa famille l’ avait accompagné ce jour là au club house qu’il avait inauguré le 18 novembre dernier, pour y assister à un match que livrait ce jour là son équipe… Il y avait été fidèle à lui-même : enthousiaste, chaleureux, impliqué dans la vie du club. Il n’avait évoqué sa maladie qu’avec ceux qui insistaient pour savoir, avec cette pudeur que nous lui connaissions tous.
Au travers de ce portrait on comprend mieux l’attachement de tous à Claude : Il aimait le rugby, mais surtout il en incarnait les valeurs… Il était notre grand frère, notre père, notre grand père parfois… mais il était surtout notre plus bel ambassadeur.
Un témoignage laissé par un joueur de la « génération 70/80 » disait hier que Claude était parti pour une quatrième mi-temps. On aime tous à le croire, et à croire qu’il va y retrouver autour d’une bière quelques grandes figures du rugby local dont la disparition récente l’avait tant affecté : Michel Bourquin, Norbert Menendez, Jacques Pandariès, Alain Brasquiès.
Comme eux, il laissera longtemps un vide énorme autour des terrains… mais dans nos cœurs, il occupe pour longtemps une place considérable."
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